Arbre au visage intérieure

Fils de fer

Je compose cette œuvre en fil de fer comme un visage qui apparaît peu à peu dans la trame. À première vue, il y a une grille régulière, presque neutre, puis les lignes s’épaississent, se resserrent, s’animent. Au centre, deux zones circulaires se forment comme des yeux, denses, vibrants, traversés de fils qui rayonnent vers l’extérieur. Une ligne verticale structure l’ensemble, comme un axe, une colonne vivante qui traverse le visage de haut en bas. Autour, les fils se déploient librement, évoquant des ramifications, des pensées ou des flux intérieurs. Ce visage n’est jamais totalement donné : il se laisse deviner, il naît du croisement des lignes, comme dans une racine. Avec cette pièce, je cherche à dire l’identité comme une construction fragile, faite de tensions, d’équilibres et de circulations invisibles, comme les arbres et leur lien avec la terre.