Feuillage habité

Fils de fer

Je compose cette œuvre comme un feuillage habité. À l’intérieur d’un cadre carré, j’ai tracé une trame de fils qui rayonne et se referme sur elle-même, comme une canopée vue d’en dessous. Dans ce branchage feuilli, j’ai glissé de petites poupées, discrètes, presque cachées parmi les feuilles. Elles semblent apparaître puis disparaître dans le réseau, accrochées aux fils comme à des branches. Ces figures minuscules donnent vie à l’ensemble : elles grimpent, se posent, traversent cet espace végétal sans le perturber. Pour moi, elles incarnent une présence fragile et joyeuse, une humanité à l’échelle du feuillage. Cette œuvre parle d’abri, de jeu et de cohabitation silencieuse, d’un monde où l’on habite la nature avec légèreté.