Entre deux mondes, le fil respire

Fils de fer

Dans cette œuvre, j'ai imaginé deux demi-cercles — l'un noir, l'autre rouge — comme deux mondes qui se frôlent sans jamais totalement se rejoindre. Entre eux, j'ai laissé courir un branchage de fil de fer, une ligne de vie nerveuse et vibrante, qui vient fissurer cette géométrie trop parfaite. Sur ce fil, de minuscules personnages s'accrochent, s'agrippent, se hissent, comme des fleurs humaines qui chercheraient la lumière. Ils symbolisent pour moi la ténacité, cette façon que nous avons d'habiter nos failles, d'y pousser, d'y éclore même. J'aime que ce fil devienne à la fois racine, chemin, et tige de vie — fragile, obstiné, presque indestructible.