


Le veilleur
Au sommet de la racine en fil de fer, j’ai placé un tout petit personnage. Il est discret, presque invisible au premier regard, mais pour moi il est essentiel. Il représente la présence humaine face à ce qui la dépasse : quelqu’un qui observe, qui tient en équilibre, perché entre l’ancrage profond de la racine et l’espace ouvert autour. Ce personnage n’agit pas, il veille. Il incarne la fragilité, mais aussi la conscience : celle qui prend le temps de regarder d’où l’on vient, ce qui nous traverse, et ce qui nous soutient sans bruit. Pour moi, il est le lien entre la matière brute et le sensible, entre la force de la terre et la pensée qui s’élève.
