
Racines vibrantes
Dans cette œuvre, j’ai façonné le fil de fer comme on laisse pousser une plante sauvage. J’ai tordu, noué, laissé les branches se chercher, se croiser, s’échapper, jusqu’à former un corps central solide, presque tellurique. Les petites touches rouges, posées à l’extrémité des lignes, sont comme des pulsations : des fruits, des bourgeons, des points de vie qui signalent que tout circule encore. Je travaille le fil comme je regarde les racines dans mon jardin, avec respect et attention, consciente de ce qui relie le visible et l’invisible. Cette forme arborescente parle de ce qui s’ancre profondément et de ce qui, malgré tout, continue de s’étendre, fragile et vivant.
