Dans la maille

Fils de fer

J’ai tendu cette œuvre en fil de fer comme une toile, une surface ouverte où tout converge vers un centre. Les lignes rayonnent, se croisent, dessinent une cartographie fragile, presque hypnotique. Au cœur de cette structure circulaire, une forme plus dense apparaît, comme une île, une masse de matière ou une empreinte intérieure. Sur cette trame, j’ai placé un petit personnage. Il avance à l’intérieur du réseau, minuscule face à l’architecture qui l’entoure. Sa présence donne l’échelle : il marche, explore, se confronte à l’immensité du dessin. À travers lui, je parle de la place de l’humain dans des systèmes qui le dépassent, de la traversée, de l’élan et de la fragilité d’exister au milieu des lignes.