
L'Arbre Cœur
Avec le fil de fer, j’ai dessiné un arbre intérieur. Je l’ai tordu, noué, entrelacé jusqu’à ce que les racines et les branches ne fassent plus qu’un, formant un cœur organique, presque battant. Mes mains ont suivi le rythme du métal : parfois résistant, parfois étonnamment souple, comme la nature elle‑même. Les lignes torsadées tracent une structure complexe, faite de vides et de pleins, où circulent les cycles de la vie et de la croissance. Le fil de fer me permet de dire cette dualité qui m’habite : la force qui tient debout et la fragilité qui accepte de plier. Rien n’est figé, tout est lié. Dans l’enchevêtrement des branches, je parle des liens invisibles, de ce qui relie les êtres, les sols, les saisons. Le métal, pourtant rigide, devient vivant. Il cesse d’être matière pour devenir métaphore : celle d’une connexion universelle, profonde, silencieuse, essentielle.
