
Ce que l’on offre
Je peins cette œuvre en mêlant la peinture à l’huile et le crayon à l’huile, comme une surface sombre d’où émergent trois présences. Les formes humaines se construisent à partir de motifs végétaux, de textures, de couches qui les composent et les traversent. Les visages apparaissent, presque dissous dans la matière, comme faits de feuilles, de cellules, de traces organiques. Les mots s’inscrivent autour d’eux : On rend sacré ce que l’on offre. Ils donnent le rythme, le sens, la profondeur. Pour moi, cette œuvre parle de don, de transmission et de transformation. Ce que l’on offre se charge de valeur, devient sacré, parce qu’il est porté par le corps, par la mémoire et par le vivant.
