
Labyrinthe des Liens
Dans cette œuvre, j’ai mêlé la toile de jute à des bras de mannequins récupérés, que j’ai intégrés directement dans la surface comme des surgissements du corps. J’ai assemblé les sacs, cousu, rapiécé, laissé apparaître les inscriptions d’origine, puis j’ai fait traverser la matière par ces membres figés, anonymes. Les bras sortent, se croisent, cherchent, comme retenus dans la toile. J’aime cette tension entre le textile pauvre, chargé de mémoire agricole, et le plastique lisse du mannequin. Pour moi, c’est un corps éclaté, une présence morcelée, où la toile devient peau et le geste reste suspendu, entre apparition et disparition.
