
Champ intérieur
Dans cette œuvre, j’ai disposé mes bambous de papier japonais enroulés sur toute la surface, comme un champ dense et vibrant. Le fond gris accueille ces formes sombres, répétées, inclinées, presque battues par un même souffle. Chaque bambou porte ses propres marques, ses lignes, mais c’est leur accumulation qui crée le mouvement, comme une herbe haute agitée par le vent. J’aime cette sensation d’immersion, entre ordre et désordre, où le regard se perd. Pour moi, c’est un paysage intérieur, silencieux et rythmé, fait de patience, de répétition et de respiration.
