
Frise de bambous
Dans cette œuvre, j’ai aligné mes bambous de papier japonais enroulés sur un fond noir, comme une frise continue, presque musicale. Je les ai disposés serrés, inclinés, parfois croisés, pour créer un rythme visuel, une vibration silencieuse. Chaque bambou porte ses propres marques, ses lignes, comme une écriture répétée patiemment. J’aime ce contraste entre la profondeur du noir et la clarté du papier : les formes semblent flotter, hésiter entre ordre et désordre. Pour moi, c’est un paysage intérieur, fait de répétitions et de variations, un souffle calme qui traverse toute la surface.
