Extrait de critiques

1994

Extrait de critiques

.... Les cases, les compartiments suggèrent bien l'accumulation de flashs parfois simultanés qui remontent à la surface de la conscience. Si l'artiste vaudoise conjugue son language pictural au passé composé, elle le ponctue de références présentes, souvent un visage mi-lunaire, mi-effronté...
Luc Debraine, Le Nouveau Quotidien, 2 mai 1993 ​

"Ma préoccupation de base est la trajectoire humaine ...." (in "Voir" septembre 1992). Ces quelques mots constituent la meilleure approche possible du travail de cette artiste. D'une part, en effet, ils résument la thématique qui le traverse complètement et qui l'inscrit profondément dans une constante recherche d'expressivité de la situation de l'homme dans notre société contemporaine. D'autre part, ces paroles mettent l'accent sur l'importance de l'élaboration plastique et son expression formelle.
Françoise Nyffeneger, Das KunstBulletin No 6, juin 1993 ​

 "L'artiste est un nomade qui ne dépasse que sa conscience". Graffité sur les murs de son atelier Nyonnais, cet aphorisme éclaire toute la production de Pierrette Gonseth Favre. Ainsi placé sous le signe du voyage intérieur, son œuvre patient et secret voit aujourd'hui l'association ArtNyon lui rendre un double hommage : ​une exposition au château de Nyon et une monographie. Tous deux signés Jacques Dominique Rouiller, ces actes de reconnaissances révèlent un travail d'une grande diversité formelle, mais d'une parfaite cohérence interne... Bois, pâte de bois, résine, application de papier, de sable, de jute et de couleur; avec ces moyens, Gonseth favre réalise aussi bien des personnages en trois dimensions que des tableaux reliefs où, à force de superposer des couches , "les visages apparaissent presque magiquement". Ce procédé participe évidemment de l'opposition dialectique entre intérieur et extérieur qui traverse toutes ses œuvres. Il y a toujours quelque dissimulé sous la surface visible des forme. L'artiste ne donne à voir qu'un épiderme ... 
 Pierre-André Lienhard, Journal de Genève et Gazette de Lausanne, 20 août 1994

 ​.... Compartimentés en carreaux de fenêtres. éléments de retable ou interstices d'espoir dans la pénombre, les panneaux évoquent des scènes rétro (cartes postales par exemple) ou carrément anciennes (tableaux de maîtres), dont le caractère lointainement nostalgique est relevé et animé grâce à la présence de teintes chaudes, orange ou rouge rosé. Un "paysage indéterminé" renvoie aux illustrations gravées de jadis, mais aussi aux rêves de demain, tandis que des masques dont les traits fleurissent et foisonnent empruntent aux procédés d'Arcimboldo ou des artistes dit bruts. La sincérité de Pierrette Gonseth Favre ne laisse d'ailleurs pas de la rapprocher de ces derniers, avec en plus une distance qui, pour être teintée de souffrance ou de regret, n'en rompt pas moins avec le premier degré. 
 Laurence Chauvy, Journal de Genève et Gazette de Lausanne, 13 décembre 1994